Un groupement paroissial, 8 communes
Le groupement paroissial de Meulan-Triel s’étend sur 8 communes de la rive droite de la Seine dans les Yvelines : Évecquemont, Gaillon-sur-Montcient, Hardricourt, Meulan-en-Yvelines, Mézy-sur-Seine, Tessancourt-sur-Aubette, Triel-sur-Seine, Vaux-sur-Seine.
Au sein du diocèse de Versailles, siège de notre évêque, il fait partie du doyenné de Meulan qui comprend également les paroisses d’Aubergenville-Notre-Dame-de-la-Route, des Mureaux et de Verneuil-Vernouillet.
Un diocèse est une portion de l’Église, confiée à un évêque, successeur des apôtres. Depuis la création du diocèse de Versailles, en 1802, 13 évêques se sont succédés. Il est actuellement confié à Monseigneur Luc Crépy.

Notre-Dame de l'Assomption à Gaillon-sur-Montcient

Saint-Germain de Paris à Hardricourt

Saint-Nicolas à Meulan-en-Yvelines

Saint-Germain de Paris à Mézy-sur-Seine

Saint-Nicolas à Tessancourt-sur-Aubette

Saint-Martin à Triel-sur-Seine

Saint-Pierre-ès-Liens à Vaux-sur-Seine
Notre-Dame de l’Assomption à Évecquemont
34-42 Rue d’Adhémar
L’église
De la première église, fondée par les moines bénédictins de Fécamp (Seine-Maritime) au XIe siècle, ne subsistent que les fondations, retrouvées lors de la restauration de l’abside en 1978. L’église est rebâtie au XIIIe puis au XVIe siècle : le porche Renaissance, le bas-côté nord et la nef datent de cette reconstruction ; le porche est attribué à Nicolas Lemercier, architecte à Pontoise, auteur de celui de l’église de Marines (Val-d’Oise) avec lequel il révèle une forte analogie. Dans cet édifice maintes fois remanié jusqu’au XIXe siècle, la construction de la Renaissance est la plus identifiable.
Commençons par un petit tour de l’église
Maintenant, entrons à l’intérieur

Saint Hilaire (XVIème siècle)
Cette statue provient de la chapelle Saint-Hilaire de Thun, de même que celle de sainte Catherine installée à côté ; elle est offerte à la paroisse par le châtelain, qui souhaite ainsi remercier les habitants d’Évecquemont pour avoir caché ces deux statues pendant la Révolution.

Christ en croix (XVIIème siècle)
Cette oeuvre est offerte par un particulier à l’église du village. Sa provenance est inconnue. La statue représente un Christ barbu dont la musculature du corps est très distincte. La croix sur laquelle il était installé a disparu. La musculature accentuée est un héritage de Michel-Ange.

Retable (XVIème siècle)
De style baroque, peint à l’imitation du marbre, ce retable encadre un tableau représentant la Visitation. Ce type de retable caractéristique du XVIIe siècle se retrouve fréquemment dans de petites églises antérieures : il est généralement offert par un notable ou un châtelain, soucieux de mettre l’église au goût du jour en passant commande à un artisan capable de s’inspirer des grands décors parisiens.

Clef de voute (XIIIème siècle)
Le visage sculpté sur cette clef de voûte de l’abside serait celui du roi Louis IX ; cette représentation est à mettre en rapport avec la tradition qui mentionne les visites de Blanche de Castille au prieur d’Évecquemont.
Église Notre-Dame de l’Assomption
à Gaillon-sur-Montcient
Ouverte tous les samedis
De 14h à 15h
L’église
Ce sanctuaire est l’une des 17 églises paroissiales construites de 1156 à 1163 par le comte de Meulan, Galéran II, et son épouse Agnès de Montfort à la suite d’un vœu.
L’édifice est voûté d’ogives dès sa conception mais le chœur à abside ronde est remplacé au XIIIe siècle par un chevet carré à bas-côtés qui occupe toute la largeur du transept ; ses voûtes, qui ne sont pas épaulées d’arcs-boutants, s’écroulent et doivent être refaites au XVIe siècle à un niveau inférieur. L’église conserve son portail roman, cintré, sans linteau ni tympan. Le clocher carré supporte une flèche octogonale pourvue de quatre pyramidions originaux par leur forme, puisqu’ils sont coniques.
Commençons par un petit tour de l’église
Maintenant, entrons à l’intérieur

Fonts baptismaux (XIIème siècle)
Contemporains de la construction de l’église, les fonts baptismaux révèlent une forme rare d’amande et sont sculptés d’un décor très dépouillé de style roman. Chaque face est ornée d’un motif végétal longtemps assimilé à la fleur de lis et entouré de deux lignes de zigzag, peut-être le symbole de l’eau du baptême.

Christ en croix (XVIème siècle) :
Si l’autel et le retable en bois de l’église paroissiale datent du XVIIIe siècle, il semble que le Christ en croix soit antérieur et relève d’un courant d’art populaire du XVIe siècle, assez répandu dans la région.

Vierge à l’Enfant (XVIème siècle)
Cette statue est un exemple de Vierge trinitaire : Marie y est représentée portant sur son bras gauche l’Enfant, dont la tête a été cassée, et tenant dans sa main droite un élément longtemps pris pour un bouquet de fleurs, avant qu’une restauration le débarrasse de ses nombreuses couches de badigeon et permette de l’identifier comme Dieu le père et le Saint-Esprit.
Église Saint-Germain de Paris
à Hardricourt
Ouverte tous les jours
De 8h à 20h
Une petite église au riche héritage
C‘est une petite église de campagne, la plus petite du Secteur paroissial. Elle est ouverte tous les jours, ce qui n’est pas courant de nos jours. Aussi, si vous passez par là, n’hésitez pas à entrer. Vous serez, sans doute, émerveillé par la qualité et la beauté du travail de nos aïeux, mais aussi touché par la spiritualité de ce lieu où tant de générations, depuis presque un millénaire, sont venues et viennent encore prier et se rassembler à l’occasion de messes, baptêmes, mariages, obsèques,…
Commençons par un petit tour de l’église
Le clocher, joyau de l’art roman
L’église a été remaniée à de nombreuses reprises ; le bas-côté nord n’a jamais été reconstruit, aussi certaines colonnes sont maintenant intégrées dans le mur.
La partie la plus remarquable est sans conteste le clocher du XIIème siècle, véritable chef-d’œuvre de l’art roman par la conception, la qualité et la mise en œuvre des matériaux, tout en pierre. Cette pierre jaune est un calcaire lutétien provenant très probablement de la carrière de Saillancourt aujourd’hui inexploitée.
D’une hauteur de 29 mètres, il comporte trois étages :
- le premier étage est enfoui sous les combles,
- le deuxième étage, de forme carrée, est percé sur chacune des quatre faces par deux baies en plein cintre, bordées de petites colonnes et fermées par des abat-vents,
- enfin, il est coiffé d’une flèche octogonale en pierre recouvertes de feuilles imbriquées et flanqué de pyramidions à fleurons.
Le clocher est attribué, comme dix-sept autres clochers du Vexin, à la générosité d’Agnès de Montfort, épouse de Galéran II, comte de Meulan qui avait fait vœux de faire construire ces clochers si son mari revenait sain et sauf de croisade, ce qui fut le cas. Il est classé monument historique en 1862.
Un peu d’histoire
Au cours du IIème siècle, les moines du prieuré St Nicaise de Meulan défrichent et assainissent les terres entourant l’église actuelle. Sous l’autorité de leur prieur Guillaume de Beaumont, ils édifient une chapelle autour de laquelle se regroupent quelques habitations. Au XIIème siècle, alors que « le monde se couvre d’un blanc manteau d’églises », les moines du prieuré Saint-Nicaise édifient, entre 1120 et 1150, l’église actuelle à l’emplacement de cette ancienne chapelle, probablement détruite par un incendie et dont il ne subsiste aujourd’hui aucune trace.
Au XIVème siècle, l’église passe sous la juridiction de l’abbaye du Bec-Hellouin qui réalise d’importants travaux de remaniement et de restauration. Une inscription portée sur un pilier du transept rappelle la nouvelle dédicace de l’église : « l’an mil V cent et IX le second jour de may fut dédiée cette église » .
Sous l’Ancien Régime, la paroisse d’Hardricourt faisait partie de l’archevêché de Rouen. Le droit de présentation à la cure revenait à l’abbé du Bec-Hellouin. En 1790, la population d’Hardricourt était seulement de 249 habitants répartis entre 58 maisons. Le 10 octobre 1793, deux des trois cloches que renferme le clocher sont descendues et transportées à St Germain. L’unique cloche restante, nommée Suzanne, a été installée en 1638. Le 19 juin 1810, le Conseil de la Commune considérant que, pour les « malheureux journaliers, une horloge était nécessaire » fait installer une horloge dans le clocher.
Au cours deux dernières décennies, l’église a bénéficié d’importants travaux :
- réparation du clocher suite à d’importants dégâts causés par la foudre le 2 avril 1992,
- restauration des vitraux, des tableaux, réfection du plafond en bois…
L’architecture de l’église au fil des siècles
Son plan, très classique, forme une croix. Elle se compose d’une nef, d’un transept et d’un chœur arrondi en hémicycle.
Ses principales dimensions sont :
- longueur : 27m
- largeur du transept : 15m
- largeur de la nef : 7m
- surface intérieure : 180m² environ.
L’église comporte deux voûtes sur croisées d’ogives : l’une au-dessus de la partie antérieure du chœur, l’autre au milieu du transept sous le clocher. Ce type de voûte, caractéristique principale de l’art gothique, était, à cette époque, une nouveauté. En effet, c’est seulement au début du XIIème siècle que l’invention de la voûte sur croisée d’ogives est venu révolutionner l’architecture. Contrairement à la voûte romane dont le poids repose sur la totalité des murs porteurs, le poids de la voûte sur croisée d’ogives est canalisé sur les piliers entre lesquels les murs ne sont plus porteurs. Elle est constituée par des arcs de cercle se croisant au centre sur une clé de voûte.
Vitraux et tableaux, témoins de notre patrimoine
Sept vitraux, récemment restaurés, éclairent l’église. Le plus remarquable éclaire le chevet et représente ST GERMAIN (496-576), évêque de PARIS, patron de l’église. Ce dernier est dit de PARIS pour le distinguer de ST GERMAIN dit d’AUXERRE.
L’église est décorée de 7 tableaux :
- Quatre tableaux, restaurés en 2005, représentent respectivement :
- « La vierge de douleur » signé en 1854 par LAZERGES, élève de DAVID,
- « Sainte Marguerite, vierge et martyre », reproduction d’un tableau de RAPHAEL,
- « La naissance de la Vierge » signé en 1763 par Joseph REY,
- « le Christ en croix », non signé.
- Trois autres tableaux représentent respectivement :
- « La Vierge à la chaise », reproduction d’un tableau de RAPHAEL,
- « Le mariage de la Vierge », signé par SIMONELLI (1632-1699), classé monument historique
- « La vision de Saint Bernard », non signé.
Les éléments remarquables
Ci-contre, un chapiteau du XIIème siècle, situé à la croisée du transept. Les feuilles d’acanthes s’épanouissent en corbeille de façon symétrique et sont surmontées de fines spires. À côté, un petit personnage, caractéristique du répertoire roman, supporte en grimaçant une console sur laquelle retombe la voûte.

Parmi les autres éléments remarquables, citons :
- les Fonts-baptismaux (XIIème siècle) : de style roman, ces fonts baptismaux datent de l’époque de la construction de l’église par Agnès de Montfort. La cuve carrée est supportée par une double colonne à chapiteaux ornés de feuilles d’acanthes et tailloir souligné d’un rang de perles. Des palmettes inspirées des ivoires du Moyen-Orient sont combinées aux décors géométriques sur les quatre faces sculptées de la cuve
- les quatre stalles en bois du XIVème siècle
- l’autel en bois du XVème siècle
Église Saint-Nicolas
à Meulan-en-Yvelines
Ouverte tous les jours
De 8h à 18h
Une histoire mouvementée
Des diverses églises que comptait autrefois Meulan, celle-ci est la seule encore debout, malgré un sous-sol instable qui a entrainé plusieurs restaurations au cours des siècles. Sa construction est attribuée au comte Galéran II entre 1130 et 1150. Des voûtes d’ogive précoces couvrent son déambulatoire imité de celui de Poissy, mais il reste peu de vestiges de l’église d’origine : la façade, le clocher et les deux premières travées sont reconstruits dès le XIIIe siècle, puis refaits au XVIIIe siècle ; la nef et le choeur sont couverts de voûtes basses pour compenser le manque d’arcs-boutants au XVIe siècle ; enfin, une chapelle est ajoutée au chevet en 1876. Le clocher, surélevé en 1889, s’est affaissé : étayé, il attend des travaux de consolidation.
Commençons par un petit tour de l’église
Le tympan (XII siècle) vient probablement de la façade élevée au XIIe siècle et se trouve déposé lors de la première reconstruction de l’édifice, au XIIIe siècle. Il est découvert dans le sol de l’église au cours de travaux menés en 1867. En 1995, il est placé sur le mur intérieur de la façade. De style roman, il représente un personnage entre un lion et une sirène, identifié comme Daniel dans la fosse aux lions. Ce thème iconographique se retrouve à Saint-Étienne de Beauvais.
Ce chapiteau (XII siècle) est l’un des quatre chapiteaux romans découverts en même temps que le tympan, en 1867. Il provient du déambulatoire de l’église du XIIe siècle et représente des animaux chimériques.
Ce vitrail (XIX siècle) situé dans le déambulatoire représente la sainte au centre d’un décor géométrique. D’après la légende, sainte Avoye, patronne de Meulan, serait l’une des 11 000 vierges, une cousine de sainte Ursule ayant réussi à échapper au massacre des Huns à Cologne. Réfugiée en Gaule, près de Boulogne, elle est enfermée dans une tour où un ange lui rend visite chaque semaine et lui apporte trois pains blancs, qu’il glisse à travers les barreaux. À Meulan, Avoye est avant la Révolution un prénom aussi répandu que Marie. La sainte est invoquée pour faire parler les enfants ayant un retard de langage et ramener les âmes égarées, par rapprochement avec le verbe avoyer, « ramener dans la bonne voie ».
Église Saint-Germain de Paris
à Mézy-sur-Seine
Ouverte tous les samedis
De 16h30 à 17h30
Chapelet et méditation
Au cours du mois de mai
De l’église primitive à l’édifice actuel
De l’édifice primitif du XIIIe siècle, il ne reste que les parties basses du clocher et de la nef, car l’église est incendiée et en partie détruite par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans. Sa reconstruction a lieu au XVIe siècle, à l’initiative de Nicolas II de Pardieu et de son épouse Françoise de Senneville, seigneurs de Mézy ; la nef et les bas-côtés sont alors couverts d’un plafond, seuls l’abside et le choeur sont voûtés. Le sanctuaire est consacré en 1554 mais reste inachevé, la façade n’ayant jamais été réalisée. Sous le choeur, un caveau seigneurial est aménagé ; il est profané sous la Terreur, tandis que l’église est pillée et transformée un temps en salpêtrière puis en temple philanthropique. En 1870, des voûtes remplacent le plafond et donnent à l’édifice son aspect actuel.
Commençons par un petit tour de l’église
Un ensemble de vitraux occupe les fenêtres à remplage Renaissance et les baies remaniées lors des travaux de 1870.
Ces verrières sont offertes par des paroissiens nommément mentionnés sur la partie inférieure et certaines comportent les armoiries de la famille Dupleix. Louis-Ferdinand Dupleix, mort
en 1886, est le dernier seigneur de Mézy.
Plaque de consécration : Le chantier du XVIe siècle est une véritable reconstruction de l’édifice et cette plaque commémore sa nouvelle consécration. Les lettres gothiques rehaussées de barbotine rouge sont gravées en creux. « L’église de céans a été consacrée et dédiée le XIXe jour de novembre, l’an mil cinq cent cinquante-quatre par révérend père en Dieu, Etienne Paris, par la grâce de Dieu, évêque de Thessalonne, docteur en théologie, suffragant de Mgr de Rouen, et à perpétuité tous ceux qui visiteront l’église de céans, du jour de sa dédicace, depuis les premières vêpres jusqu’au soleil couché, et qui à nouveau voueront et donneront de leurs biens gagneront quarante jours de vrai pardon ».
Histoire et restauration de l’orgue
A l’occasion de la journée du patrimoine « spécial orgue » à l’église Saint-Germain de Mézy, ce qui ne devait être qu’une animation musicale pour les visiteurs s’est transformée en petit concert de musiques de pays variés mais d’une même époque (1650-1750), les visiteurs d’un moment décidant finalement de rester pour écouter la suite….émaillée de quelques explications sur l’orgue en général et sur cet instrument en particulier. Au total, entre quarante et cinquante personnes sont venues admirer l’édifice et son beau patrimoine iconographique (statues, vitraux) et, désormais, musical. Les Echos de Meulan ont demandé à Hervé Bry, organiste qui est à l’origine de l’implantation et de la transformation de cet orgue, de nous parler de cet instrument :
Au commencement de cet orgue, il y avait certainement différentes séries de tuyaux de récupération d’orgues plus anciens : Callinet (1800) par exemple pour la flûte du 1er clavier, Merklin pour la gambe. Ces tuyaux ont été constitués, complétés et harmonisés pour en faire un orgue de salon à traction pneumatique dans les années 1870. En effet, à cette époque-là, non seulement beaucoup d’orgues anciens étaient démantelés à cause du changement de goût (passage du classicisme au romantisme, puis au symphonisme), mais également du fait des apports technologiques : l’apparition du ventilateur électrique permettait de mettre dans les maisons bourgeoises un orgue « de salon » qui n’ait pas besoin de personnel pour pomper (l’orgue est un instrument à vent, n’oublions pas). L’air sous pression était devenu bon marché, le plomb également : ainsi, les transmissions entre le clavier et les soupapes, de mécaniques et fragiles, devinrent pneumatiques et fiables.
Lors d’une vente de charité dans les années 1934, cet orgue fut vendu aux Dominicains de Bordeaux qui en firent leur orgue de chœur, le montant de la vente étant certainement destiné à des œuvres pour les pauvres : la crise de 1929 eut des effets à retard en France.
Les Dominicains électrifièrent l’orgue dans les années 1960-1970, mais vendirent leur instrument pour en acquérir un plus grand à l’occasion de leur déménagement sur la rive droite de la Garonne. C’est une particulière qui le leur acheta, refaisant de cet orgue un orgue de salon. De nouveau transformé, avec des commandes par transistors en commutation, il fut utilisé assez peu de temps car, pour des raisons de divorce, l’orgue dut être démonté et entreposé dans un garage. Les tuyaux en étain et en plomb, malléables, souffrirent du stockage et du transport.
C’est sur le site Internet Ebay que nous avons eu connaissance de sa mise en vente au prix de douze mille euros pour douze jeux. Je l’achetai immédiatement. Quelques jours plus tard, avec un camion de location, nous fîmes l’aller/retour à Bordeaux en une journée pour le rapporter à l’église de Mézy. Une souscription permit de collecter cinq mille euros et de rémunérer ainsi un facteur d’orgues, Jean-Jacques Mounier, qui répara et compléta les tuyaux, et accorda le tout en tempérament ancien. Il fut béni par le père Stéphane Loiseau et inauguré par Matthieu Delaforge.
Pourtant, il fallait améliorer l’instrument. L’ensemble des tuyaux étaient serrés dans une boîte à jalousies et le son des tuyaux était étouffé. La disposition des sommiers et des tuyaux dans l’orgue tel qu’il a été acheté, rendait son entretien très difficile (sportif ! il fallait des qualités de mineur de fond pour accéder aux sommiers et aux électro-aimants). Nous avons donc décidé d’en changer la disposition et de l’installer dans un buffet plus spacieux, en chêne massif, construit par Monsieur Guérin, menuisier à Mézy, sur une structure en fer soudé/boulonné.
Les tuyaux de façade viennent de l’orgue de chœur de la collégiale de Mantes-la-Jolie, qui était lui aussi en transformation complète.
Désormais, l’orgue sonne merveilleusement bien dans l’église. Mais la boîte expressive à jalousies est vide : elle attend un jeu supplémentaire (une anche douce, par exemple). A suivre, donc !
Hervé Bry
Église Saint-Nicolas
à Tessancourt-sur-Aubette
Ouverte tous les jours
De 8h à 20h
Chapelet
Durant les mois d’octobre et de mai
Temps de prière
Pendant l’Avent et chemin de croix pendant le carême
Histoire et architecture
De l’église primitive du XIe siècle, subsistent la base du clocher et l’abside. Le clocher trapu à flèche de pierre, le chevet et la nef sont du XIIe siècle et figurent au nombre des reconstructions entreprises par la comtesse de Meulan, Agnès de Montfort. Une chapelle seigneuriale est ajoutée au XVIe siècle par la famille de Vion, qui s’y fait inhumer. La nef a toujours été couverte d’un plafond en bois. En 1687, à la demande du curé, une confrérie de Saint-Nicolas est constituée; l’église conserve les statues et les bannières offertes par les paroissiens pour la vénération du saint patron de l’édifice.
Commençons par un petit tour de l’église

Fonts baptismaux (XIIème siècle)
Sur l’une des faces de la cuve est sculpté un bas-relief représentant le Baptême du Christ; sur l’autre face, sont figurés des angelots. Sur la colonne qui supporte la cuve, subsiste la trace des armoiries de la famille de Vion, martelées pendant la Révolution.

Saint Nicolas du Bari
Le culte de saint Nicolas, né dans l’Église grecque et très populaire en Orient, s’est ensuite développé en Italie puis dans tout l’Occident quand ses reliques sont transférées à Bari (Italie) en 1087 et que la ville devient un lieu de pèlerinage. La crosse d’évêque, qui est l’un de ses attributs, manque ici car la statue a été cassée.
Dalle funéraire (1644) : Cette pierre tombale est gravée à l’effigie de François de Vion, seigneur de Tessancourt et de sa femme Pernelle de Joigny; l’inscription précise qu’il s’agit de l’un des cent gentilshommes de la maison du roi, gruyer de Saint-Germain-en-Laye, seigneur de Tessancourt, Orzeaux et Puiseux et qu’il est mort le 14 mai 1590. Sur la bordure de la dalle, est écrite l’épitaphe de sa femme. Sur le sol de cette chapelle, une dalle donne accès à l’ancien caveau des seigneurs de Tessancourt.
Litre funéraire : Ce bandeau noir peint sur un pilier de l’église est un signe de deuil. La coutume implique en effet de tendre une large bande d’étoffe autour de l’église lors des funérailles d’un grand personnage mais il est également possible de la peindre sur les murs et les piliers, comme c’est le cas ici.
Sur la litre, sont alors peintes ou accrochées les armoiries du défunt.
Rétable (XVIIIème siècle) : Ce rétable de style baroque orne la chapelle seigneuriale de la famille de Vion, dont le décor abondant et riche contraste avec la sobriété du reste de l’église. Les représentations des saints Pierre et Nicolas sont sculptées grandeur nature dans du bois badigeonné de blanc et or et proviennent certainement d’un autel majeur qu’elles encadraient initialement; Saint Nicolas est identifiable à la bourse, l’un de ses attributs habituels qui rappelle l’épisode dit de la charité de Saint Nicolas, au cours duquel il aurait sauvé trois jeunes filles acculées à la prostitution par la misère, en jetant trois bourses pleines d’or dans leur maison. C’est pour cette raison et parce qu’il est fêté en décembre que saint Nicolas devient, dès le Moyen Âge, le saint distributeur d’étrennes. Le tableau du rétable représente le Bon Pasteur.
Église Saint-Martin
à Triel-sur-Seine
Une église singulière, façonnée par près de mille ans d’histoire,
où architecture, prière et patrimoine se rencontrent.
Ouverte tous les jours
De 9h à 19h
Chapelet
Tous les lundis scolaires à 15h
Une église belle et surprenante
Pour le visiteur, l’église Saint-Martin de Triel apparaît à la fois comme très belle et très surprenante. Elle enjambe même une route, elle semble faite de plusieurs morceaux qui ne sont pas dans le même axe. C’est qu’elle a une longue histoire et qu’elle porte la marque de deux grandes époques, le XIè et le XVIè siècles.
La paroisse et son histoire
La paroisse de Triel remonterait au XIè siècle, et la première construction de l’église actuelle au XIIè siècle, du moins quant au porche extérieur Nord-Ouest, côté opposé au maître-autel. Cette église aurait remplacé une église romane, entourée d’un cimetière et elle-même construite sur un cimetière gallo-romain, aménagé à la lisière de la forêt de l’Hautil.
Avant la révolution, la paroisse de Triel était du doyenné de Meulan, et faisait partie de l’immense diocèse de Rouen, 1 388 paroisses et 4 000 prêtres séculiers. Le territoire de la paroisse était très étendu. D’abord tout Triel, puis Ecquancourt, ou hameau de la roche ; Chanteloup, Carrières-sous-Poissy, avec chapelle vicariale dédiée à saint Joseph (1659). À l’Ouest, Triel comprenait aussi Port-Maron. (Joseph Maron était un ancien plâtrier propriétaire d’une ancienne carrière de gypse, qui donna son nom au port qu’il avait aménagé).
Pour tout ce territoire, un seul curé exerçait son ministère, avec plusieurs prêtres comme vicaires à Triel, Chanteloup et Carrières, en plus de chapelains et de « prêtres habitués ».
L’église
Au début du XIIIè siècle, vers 1240, fut construite une église de trente mètres de long, comprenant la nef actuelle, un chœur, un transept et un chevet plat qui s’arrêtait à peu près au niveau de la rue Galande. Elle comprenait aussi les deux bas-côtés que l’on voit encore aujourd’hui.

Vers la fin du XIIIe siècle, la voûte de la nef, prévue un peu trop haute — 17,10 m, hauteur que l’on retrouve encore au croisillon sud — s’écroula. Elle fut reconstruite plus basse, à 14,55 m, telle qu’on peut encore la voir aujourd’hui.
Au XVe siècle, l’église fut agrandie par l’ajout d’un second bas-côté au sud, ce qui nécessita la démolition des anciens murs du XIIIe siècle. Le porche situé sur le côté de la première travée date également de cette époque et constitue aujourd’hui l’entrée principale de l’église.
Au XVIe siècle, l’église fut jugée trop petite. Pour l’agrandir, on construisit d’abord un nouveau chœur, plus large que l’ancienne nef. Comme le chemin royal, qui reliait la Seine à Cheverchemont et aux hauteurs de l’Hautil, longeait alors l’église, le nouveau chœur fut construit au-dessus de cette route. Cette disposition donne à l’église de Triel son originalité particulière : le chemin de l’Hautil passe encore aujourd’hui sous l’église.
Il était alors prévu de démolir l’ancienne nef du XIIIe siècle, qui menaçait ruine. Mais, pour des raisons que l’on ignore — peut-être par manque de moyens ou parce que l’édifice était jugé trop beau pour être détruit — cette démolition fut finalement abandonnée. Les architectes raccordèrent simplement le nouveau chœur à l’ancienne nef par un mur en biais, en maintenant provisoirement les murs de celle-ci à l’aide d’un étrésillon transversal.
Enfin, le chœur était autrefois orné de bustes représentant le Christ enseignant, la Vierge et les apôtres. À la Révolution, lorsque l’église fut fermée au culte catholique, ces statues furent détruites. Seul le Christ fut conservé, car il fut alors présenté comme une représentation de l’Être suprême. C’est cette statue que l’on peut encore voir aujourd’hui. Lors de la restauration du chœur en 1988, l’architecte a choisi de laisser apparentes les traces de deux anciennes statues, de part et d’autre du Christ.

Des siècles de restauration

Après la Révolution, l’église donnait bien des signes de fatigue. De gros étrésillons de bois traversaient la nef pour soutenir la poussée des murs ; à l’extérieur, des échafaudages étaient nécessaires et le porche royal était encore à ciel ouvert en 1965. L’église semblait alors promise à la démolition.
Elle fut classée monument historique en 1850, puis rayée en 1887 parce qu’elle était condamnée à la ruine. Heureusement, elle tint bon jusqu’à ce que les techniques modernes puissent lui venir en aide. Elle fut reclassée en 1894.
Sous la direction des Beaux-Arts, une première grande restauration fut menée de 1911 à 1915 sur la partie du XIIIe siècle. Des murs de soutènement furent notamment construits sous les gros arcs et doubleaux de la nef, tandis que les colonnes furent reprises jusque dans leurs fondations, qui étaient inexistantes. Une seconde restauration commença en 1934 sur le croisillon sud, celui de l’horloge, dont les fondations furent également renforcées.
Pour la nef, la restauration décisive fut achevée le 25 décembre 1976, sous l’impulsion du maire de Triel, Louis Champeix. Du ciment et du béton furent introduits à l’intérieur des gros piliers centraux afin de les consolider. Cette intervention permit enfin de retirer les trois grands étrésillons qui encombraient la nef et de lui rendre son aspect monumental.
La dernière grande restauration eut lieu en 1988, sous la direction de Jean-Claude Rochette, architecte en chef des Monuments historiques. Elle porta notamment sur le nettoyage et la peinture du chœur du XVIe siècle, ainsi que sur le remplacement de certaines pierres. À cette occasion, la restauration de deux piliers permit également de redécouvrir la base d’un ancien pilier du XVIe siècle, en partie masquée depuis la construction du chœur.

La tempête de 1990 causa encore quelques dégâts à la toiture et arracha la silhouette de saint Martin qui se trouvait sur une pointe du clocher. Les dégâts furent réparés et saint Martin retrouva sa place grâce à une équipe d’alpinistes.
Aujourd’hui, l’église Saint-Martin de Triel a retrouvé toute la beauté que les siècles lui ont donnée.
La chapelle de la Sainte Vierge
Dans le fond de l’église et d’un style beaucoup plus récent (très XIXè siècle) se trouve la chapelle de la Sainte Vierge. La statue récemment restaurée semble dater du XVIè ou du XVIIè siècle. Elle représente Marie sous le vocable de « Refuge des pécheurs » (l’Église célèbre cette fête le 16 janvier).
Les vitraux de cette chapelle retracent les principaux épisodes de la vie de Marie, depuis sa naissance, sa présentation au temple, l’annonciation, son mariage avec Joseph, la visitation, la naissance de Jésus, enfin l’Assomption, et son couronnement dans le ciel.
C’est là que se trouve le Saint Sacrement et que sont célébrées les messes en semaine.
Les orgues
Avant la Révolution, il devait sûrement y avoir un orgue dans l’église, car parmi le nombreux clergé de Triel, il est fait mention d’un « prêtre organiste ». On ne trouve cependant aucune trace de cet instrument, qui a dû être détruit pendant la Révolution.
L’orgue actuel fut sûrement construit par E. et J. Abbey vers 1890 ou 1900. C’était à l’origine un orgue « de salon », racheté par la paroisse et placé dans l’église en 1927. Il a ensuite été entretenu et enrichi de quelques jeux afin de mieux servir la liturgie.
Le dernier relevage date de 1982. L’instrument comporte quinze jeux, dont un « Kéraulophone », ce qui est plutôt rare.
Les vitraux
Si l’église de Triel mérite d’attirer l’attention pour son architecture, la belle série de vitraux qu’elle renferme n’est pas moins intéressante à examiner. Beaucoup sont en grande partie du XVIè siècle, parfois complétés ou restaurés, mais souvent d’origine. Ils sont attribués pour la plupart à Enguerrant Le Prince et ses deux fils, Jean et Nicolas (ateliers de Paris et de Beauvais), quelques-uns, peut-être à Pinagrier et à ses élèves (Paris). Il y a dans ces vitraux à la fois des scènes d’évangile ou de la vie des saints très vénérés à l’époque de leur construction. Quelques-uns viennent d’être restaurés, grâce aux techniques modernes qui font disparaître les « plombs de casse » disgracieux qui avaient été rajoutés jadis, surtout dans les visages.
Pour les identifier, nous commencerons par le chœur, puis la station côté sacristie et nous ferons le tour de l’église.

Le chœur
Il est éclairé par cinq fenêtres. La fenêtre centrale a conservé un vitrail du XVIè siècle représentant la Crucifixion. Au centre, le Christ est cloué sur la croix, le sang coule de ses plaies. Des anges le recueillent pieusement dans des coupes. au pied, Marie et Jean se tiennent debout tandis que Marie-Madeleine est affaissée de douleur. Au pied de la croix, debout, se tiennent Marie (Stabat Mater) et Jean. Marie-Madeleine est affaissée par la douleur.
La station (côté sacristie)
Le premier vitrail, daté « en l’an mil-cinq-cent » — date que certains interprètent comme 1520 — présente trois scènes. À gauche, saint Jean-Baptiste montre l’« Agneau de Dieu ». Au centre, saint Hubert assiste à l’apparition du cerf portant une croix entre ses bois, qui marque sa conversion. À droite figure un religieux probablement identifié comme saint Fiacre, patron des jardiniers.
Au sommet apparaît Jésus présenté par Pilate à la foule avec les mots « Voici l’homme » (Ecce homo). Les personnages agenouillés au bas de la verrière seraient les donateurs.
La verrière suivante, beaucoup plus récente, a été réalisée en 1903 par les ateliers Schwartz d’Andrésy. Elle représente le martyre de saint Vincent.
Vincent, diacre de l’Église de Saragosse, en Espagne, accompagne Valérien, évêque de la ville, lors de leur comparution devant le tribunal de Dacien, pendant la persécution de Dioclétien. Valérien ayant de grandes difficultés à parler, Vincent répond à sa place. L’évêque est condamné à l’exil, tandis que Vincent reste sur place pour souffrir et mourir.
Le vitrail le montre refusant de sacrifier à la statue de Jupiter Olympien. À ses pieds sont représentés les instruments de torture dont on le menace. Saint Vincent, mort vers 304, est le patron des vignerons et sa fête est célébrée le 22 janvier.
Le déambulatoire (derrière l’orgue)
Le premier vitrail représente l’Arbre de Jessé. Jessé, père de David et ancêtre du Christ, est à l’origine de la généalogie de Jésus, le « Fils de David ». Un arbre sort de sa poitrine et porte six rois, parmi lesquels David, représenté jouant de la lyre, le Kinor.
À gauche, le prophète Isaïe tient un phylactère portant la prophétie : « Un rejeton sortira de la souche de Jessé » (Isaïe 11). À droite, Moïse présente ces mots : « Une étoile sortira de Jacob » (Nombres 24).
Au sommet apparaît Jésus, dans les bras de sa Mère, accomplissement de ce que l’arbre annonce. Cette verrière, certainement l’une des plus belles de Triel, est attribuée à Jean Le Prince, vers 1550.
Saint Vincent est aussi présent dans l’église par une belle statue. En tenue liturgique de diacre, avec dalmatique et manipule, il tient la palme du martyre. Mort vers 304, il rappelle l’époque où la plupart des habitants de Triel étaient vignerons, terme qui désignait alors l’ensemble des travailleurs de la terre.
Le vitrail suivant réunit trois saints. En haut à gauche, saint Roch, vêtu en pèlerin, reçoit un pain de son chien. Au centre, saint Martin, patron de la paroisse, offre la moitié de son manteau à un pauvre. À droite, saint Nicolas, évêque de Myre, est accompagné des trois enfants qu’il a ressuscités.
Dans la partie basse, le martyre de saint Sébastien occupe toute la verrière. Les archers, censés être romains, portent des costumes qui évoquent plutôt le XVIe siècle. Le donateur, Thomas Mercier de Meulan, est nommé avec la date 1557.
Le dernier vitrail raconte en haut deux épisodes de la vie de saint Mathurin : il délivre Théodora, fille de l’empereur Maximien, possédée par un démon, tandis que ses parents sont baptisés par Polycarpe, évêque de Sens.
La partie inférieure présente des scènes de la vie de saint Nicolas : enfant dans sa baignoire, puis donnant une bourse à un malade et apaisant une tempête. Il est ici le patron des jeunes filles et des mariniers. Saint Mathurin est le patron du donateur, Mathurin Le Bailly, dont le nom apparaît en haut à gauche.
Dans l’angle de l’ancienne chapelle Saint-Jacques, dont les coquilles sont encore visibles dans la voûte, se trouve le célèbre vitrail du pendu dépendu.
Des pèlerins en route vers Compostelle passent la nuit dans une auberge de Toulouse. La servante, vexée de ne pas avoir séduit le fils, cache une coupe dans sa besace. Le jeune homme est arrêté par des cavaliers et condamné à être pendu pour vol.
Mais saint Jacques le soutient et empêche la corde de l’étrangler. Trente-six jours plus tard, ses parents, revenus de pèlerinage, annoncent au juge que leur fils est vivant. Celui-ci répond qu’il n’est pas plus vivant que son poulet rôti. Aussitôt, le poulet se lève et bat des ailes.
Cette histoire, connue sous plusieurs formes et notamment dans la Légende dorée, porte la date 1554. Mal restauré, le vitrail aurait probablement été offert par la confrérie de Saint-Jacques, composée d’anciens pèlerins de Compostelle.
Le déambulatoire (en face de l’orgue)
Les vitraux de l’autre côté du déambulatoire sont plus faciles à identifier : ils présentent principalement des épisodes de la vie de Jésus.
Le premier représente la Transfiguration. Jésus apparaît dans sa gloire entre Moïse et Élie, tandis que Pierre, Jacques et Jean se tiennent en dessous. Pierre propose de dresser trois tentes. Du ciel, Dieu le Père révèle : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. » Ce vitrail est particulièrement beau le matin, lorsque le soleil levant l’illumine.
Le suivant montre le Baptême du Christ dans une composition moderne. En revanche, le martyre de Jean-Baptiste, dans la partie basse, pourrait remonter à 1550.
À côté se trouve l’Adoration des Mages, récemment restaurée et datée de 1869.
La verrière suivante, du XVIe siècle, fut offerte par les habitants de Cheverchemont, ancien hameau de la paroisse de Triel. Elle représente la Dormition de Marie et son Assomption. Les apôtres entourent Marie et, au sommet, la Sainte Trinité la couronne dans le ciel.
Lors de l’« inventaire » de 1906, ce vitrail fut pourtant inscrit sous l’étonnant intitulé : « Mort d’une sainte inconnue » !
Le repas chez Simon
Près de l’autel de saint Joseph se trouve l’une des plus belles verrières de l’église. Datant probablement d’environ 1520, elle vient également d’être restaurée.
Elle représente le repas chez Simon le pharisien, au cours duquel la pécheresse vient se prosterner aux pieds de Jésus. Sa composition très riche pourrait aussi évoquer la Cène.
Le vitrail suivant, plus récent, représente la Résurrection de Lazare. Celui de l’entrée de Jésus à Jérusalem aurait été réalisé vers 1530. On y remarque un personnage perché dans un arbre, qui évoque Zachée.
Après une verrière disparue depuis longtemps, les deux dernières fenêtres montrent la Crucifixion et la Résurrection de Jésus. Elles datent d’environ 1550, malgré plusieurs restaurations ultérieures.
L’ensemble des vitraux est particulièrement beau l’après-midi, lorsque la lumière révèle pleinement leurs couleurs.
Les saints figurés dans notre église
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Saint Martin Saint Joseph
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Saint Gond Saint Adrien
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Saint Nicolas Saint Jean
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Saint Pierre Saint Jacques
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Saint Vincent Saint Mathurin
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Saint Sébastien Saint Roch
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Saint Hubert Saint Fiacre
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Sainte Barbe Sainte Thérèse
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Sainte Marie-Madeleine Sainte Marthe
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Sainte Anne Sainte Élisabeth
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Saint Lazare Saint Jean-Marie-Vianney
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Saint Joachim Saint Jean-Baptiste
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Saint Zacharie Sainte Marie (sœur de Lazare)
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Saint Antoine de Padoue Les Saintes Femmes
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Les Saints Innocents Les Saints Apôtres
Aménagement récent de l’église (2008)
Le père Silvano Bellomo souhaite modifier la disposition de l’église afin de favoriser le rassemblement de la communauté. Il propose d’installer l’autel dans le haut de la nef, entre les piliers du clocher, disposition expérimentée pendant la Semaine Sainte.
Voici l’essentiel de la lettre adressée au père Bellomo par le père Allouchery, secrétaire général de la Commission diocésaine d’art sacré.
Cher Père Silvano,
Pour l’autel principal de la messe paroissiale, il ne convient pas de le placer sur l’estrade installée au bout de la nef, car elle bloque la porte occidentale. Il faut préserver l’axe de l’église vers l’Est et la perspective sur le chœur lumineux du XVIe siècle.
Une estrade en bois recouverte de moquette, avec deux marches, peut être installée sous le clocher, entre les piliers. Prévoir un autel cubique, comme à Louveciennes, ainsi qu’un ambon.
Le siège du célébrant peut exceptionnellement être placé derrière l’autel, dans l’axe.
Les choristes peuvent prendre place sur le premier palier, sans être en surplomb de l’autel et en restant visibles de l’organiste.
L’autel en bois doit impérativement être retiré sans être dépecé et installé dans le transept Nord.
Avec l’architecte des Monuments historiques, étudier aussi le repositionnement de l’ancien autel en pierre sur son emmarchement, afin qu’il puisse éventuellement être utilisé dans cette partie haute de l’église.
Il faut également envisager la réouverture de l’escalier menant à la crypte.
Pour la petite porte d’entrée, étudier avec l’architecte un sas en verre et bois, beaucoup plus petit que l’actuel, qui gêne la circulation dans le bas-côté Sud.
Le réseau et l’éclairage doivent être repensés, notamment autour du nouvel autel sous le clocher. Prévoir également une meilleure disposition des chaises et des bancs, en conservant des circulations fluides.
La compréhension des aménagements antérieurs doit aider à faire de cette église un lieu adapté à une assemblée eucharistique vivante, tout en donnant cohérence et sens au patrimoine.
Bien fraternellement,
P. Jean-Pierre Allouchery +
Histoire du clocher
La cloche du millénaire
La mairie ayant abandonné le projet pour des raisons fiscales et communales, celui-ci n’est toutefois pas annulé.
Le 9 janvier 2008 arrive la confirmation attendue : la somme recueillie en 2000-2001, conservée au Trésor public sans intérêts, est transférée sur le compte-livret de l’Union paroissiale ouvert pour l’opération. Elle atteint 11 862 euros.
La commande peut donc être confirmée auprès de la fonderie Camille Havard de Villedieu-les-Poêles, avec un acompte. Livraison, installation et mise sur chevalet en bois sont prévues pour avril 2008.
La cloche sera en airain, accordée en fa dièse, avec un diamètre de 992 mm, un poids de 616 kg et un diapason à 440 Hz.
L’Union paroissiale consulte les paroissiens sur plusieurs noms :
- JOBEL, terme biblique lié à l’instrument annonçant le jubilé ;
- MARTINE, en référence au saint patron de la paroisse ;
- CHRISTIANE, en hommage au diacre Christian Depresle, disparu en 2007 ;
- CLAUDE, en reconnaissance des services de M. Claude Guedon à Triel.
Les votes donnent : CHRISTIANE ou équivalent, 67 voix ; MARTINE, 42 ; CLAUDE ou équivalent, 32 ; BERNADETTE, 15 ; JOBEL, 10 ; MARIE, 9.
Marie et saint Martin devant figurer sur la cloche, tandis que Jobel sera rappelé par le logo du Jubilé de 2000, il est finalement décidé de la nommer Christiane-Claude-Bernadette.
L’arrivée de la cloche doit être accompagnée d’un programme culturel, artistique et liturgique. Elle sera bénie le dimanche 25 mai à la messe de 11 h 30 par Mgr Éric Aumonier.
La vente de près de 200 clochettes ne suffit pas : environ 4 000 euros restent à réunir. La souscription doit donc continuer auprès des familles, amis et relations professionnelles.
Le stock de clochettes étant épuisé, une nouvelle commande est prévue en mars 2008. Elles peuvent être réservées avec la gravure « Saint-Martin 2008 – Triel-sur-Seine ». Des bougies « Cloche du Millénaire » sont également proposées.
Claude Guedon, présenté avec humour par le père Silvano comme le « marchand du temple », recueille les dons et commandes par chèques à l’ordre de l’Union paroissiale.
Pour accompagner le projet, un cycle de conférences sur le patrimoine de l’église est organisé. La première, le dimanche 16 mars, comprend une visite-conférence sur les vitraux du XVIe siècle puis un film consacré à leur restauration.
Cette journée connaît un beau succès : environ soixante visiteurs y participent et les retours sont très positifs.
Pour l’Union Paroissiale – Claude Guedon – 01 39 74 94 66 ou 06 08 32 19 29
La cloche du millénaire est fondue !
Le vendredi 9 mai, la nouvelle cloche de Triel, Christiane-Claude-Bernadette, est fondue à la fonderie Camille Havard de Villedieu-les-Poêles. Quelques paroissiens assistent à cette opération, qui ne se déroule que quatre ou cinq fois par an.
Les fondeurs consacrent cinq semaines à la fabrication du moule, haut d’un mètre et large d’un mètre, avec briques, argile, poils de chèvre et crottin de cheval. Le métal est ensuite préparé.
La cloche est en airain, alliage de 78 % de cuivre et 22 % d’étain. Ce dernier lui apporte sa résonance.
Le four est allumé vers 4 h 30. Le cuivre est chauffé avec du bois et du charbon jusqu’à environ 1 200 °C, puis l’étain est ajouté vers 10 h 30.
La coulée commence à 12 h 15. Le métal est versé dans le moule enterré afin d’éviter qu’il ne se déforme. Depuis 2003, les cloches sont coulées à l’envers, ce qui réduit aussi les pertes de matière au refroidissement.
L’opération, réalisée en environ 1 minute 15, exige une parfaite coordination des dix opérateurs. Le métal en fusion s’écoule très rapidement dans le moule et reproduit les motifs et inscriptions en cire.
Le métal doit ensuite refroidir pendant trois ou quatre jours. Après le démoulage prévu le 14 mai, la cloche sera polie et accordée, notamment par meulage intérieur, afin d’obtenir la note souhaitée.
La cloche du millénaire est démoulée et arrive à l’église
Le mercredi 14 mai, la cloche est démoulée par levage de la chape. Encore noire et mate à l’état brut, elle est ensuite polie et accordée.
Elle arrive à Triel le mercredi 21 mai à 11 h 30 et est hissée sur le chevalet qui la conservera dans l’église pendant les travaux du clocher.
Les enfants en retraite de première communion peuvent assister à cette arrivée exceptionnelle.
La cloche porte les inscriptions :
CHRISTIANE • CLAUDE • BERNADETTE
CLOCHE DU IIIe MILLÉNAIRE
TRIEL-SUR-SEINE
(Logo du Jubilé de l’an 2000)
BÉNIE LE 25 MAI 2008
PAR MGR ÉRIC AUMONIER,
ÉVÊQUE DE VERSAILLES
EN PRÉSENCE DU PÈRE SILVANO BELLOMO,
CURÉ DE L’ÉGLISE SAINT-MARTIN
ET DE NOMBREUX DONATEURS
CAMILLE HAVARD, FONDEUR À VILLEDIEU-LES-POÊLES
Sur l’autre face figure saint Martin avec l’inscription :
« PROCLAME LE JUBILÉ,
ANNÉE DE GRÂCE DU SEIGNEUR »
Isaïe
La prochaine étape est désormais la bénédiction de la cloche par Mgr Éric Aumonier.
La cloche du millénaire est bénie !
Le dimanche 25 mai 2008, Mgr Éric Aumonier bénit la cloche au cours de la messe du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ.
Dans son homélie, l’évêque rappelle le mystère de la présence de Dieu dans l’Eucharistie. La messe est suivie de la bénédiction de la cloche en présence des principaux acteurs du projet. Le père Jean-Louis Feurgard est toutefois absent, retenu dans ses paroisses.
En introduction, M. Guedon rappelle l’histoire du projet.
La communauté se rend ensuite en procession auprès de la cloche. Mgr Aumonier bénit l’assemblée et la cloche avec la même eau, puis oint de Saint Chrême les quatre croix qui décorent sa base.
Le rituel rappelle celui du baptême, avec notamment l’eau et le Saint Chrême. Autrefois, les cloches étaient même revêtues d’une robe blanche.
Le père Silvano invite ensuite chaque paroissien à venir toucher la cloche.
Au cours de la célébration, Mgr Aumonier souligne l’audace des générations qui ont construit et transformé l’église, notamment lorsqu’elles ont fait enjambé la rue à l’édifice lors de son agrandissement.
Il exprime aussi sa confiance dans l’audace des générations actuelles et dans celle de la mairie, appelée à engager la restauration du clocher. Ces travaux doivent permettre d’installer la nouvelle cloche afin qu’elle puisse enfin sonner et accompagner la vie de Triel.
Saint Martin (316–397)
L’icône de la charité, modèle du moine et de l’apôtre.
Le manteau
L’épisode du manteau partagé est au cœur de l’iconographie de saint Martin. Il en a fait, dans la tradition populaire, une figure majeure de la charité.
Au cours d’un hiver particulièrement rigoureux, en 337, un pauvre presque nu demande l’aumône aux portes d’Amiens. Martin, soldat à cheval, brave les moqueries de ses compagnons, coupe en deux avec son glaive la cape qui couvre sa cuirasse et en donne la moitié au malheureux.
Fils d’un commandant de la Légion romaine, Martin est né en 316 en Pannonie, dans le nord-ouest de l’actuelle Hongrie.
Modèle du moine et modèle de l’apôtre
Catéchumène depuis l’âge de dix ans malgré ses parents païens, Martin est déjà tourné vers le Christ lorsqu’il partage son manteau. La nuit suivante, Jésus apparaît en songe et dit à ses anges : « Martin, encore catéchumène, m’a revêtu de cet habit. »
Cet épisode accomplit la parole de l’Évangile : « Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40).
Martin se fait alors baptiser et quitte l’armée deux ans plus tard, malgré les difficultés, pour servir le Christ. Il accepte la fonction d’exorciste, mais refuse le diaconat, se jugeant indigne d’une telle charge.
Sa vie appartient au grand essor spirituel et théologique du IVe siècle, marqué notamment par Augustin, Jérôme, Jean Chrysostome et Hilaire de Poitiers, ainsi que par le concile de Nicée de 325.
À cette époque, l’Empire reste partagé entre paganisme et christianisme, malgré la conversion de Constantin en 312. Martin devient alors à la fois une figure majeure du monachisme et un modèle d’apôtre.
Du monastère à l’évêché…
Après sa rencontre avec Hilaire, évêque de Poitiers, Martin fonde vers 360, à Ligugé, le premier monastère de Gaule. Cette fondation, située à huit kilomètres au sud de Poitiers, annonce le grand développement monastique qui transformera l’Europe médiévale.
Martin y mène une vie ascétique exigeante et rassemble de nombreux disciples. Avec eux, il associe solitude, vie communautaire et apostolat, parcourant les chemins pour enseigner et soigner. Devenu prêtre, il acquiert une réputation de thaumaturge et attire malades et nécessiteux.
À la mort d’Hilaire, en 367, Martin refuse de lui succéder, au grand dépit des Poitevins. Quatre ans plus tard, les Tourangeaux parviennent à le faire proclamer évêque de Tours.
Il accepte finalement malgré les critiques de certains confrères, qui le jugent négligé et misérable. D’autres voient au contraire en lui l’image du Christ pauvre et le digne héritier de la tradition apostolique.
Même évêque, Martin conserve une vie monastique. À Marmoutier, à deux kilomètres de Tours, il s’installe d’abord dans une cabane puis dans une grotte. Quatre-vingts disciples le rejoignent et deviennent à leur tour moines.
Martin exerce ensuite un apostolat particulièrement actif. Il combat le paganisme dans les campagnes, y établit la foi chrétienne, fonde des paroisses et y installe des prêtres, tout en œuvrant à la réconciliation.
Il parcourt également la Gaule et l’Europe selon le modèle de l’apôtre itinérant. Il combat l’hérésie arienne, qui nie la divinité du Christ, se montre ferme avec les puissants mais proche des pauvres, et fonde son action sur la prière, la pénitence et la charité.
Le christianisme venu d’Orient s’étendra bientôt à tout l’Occident, tandis que la France deviendra un royaume chrétien avec le baptême de Clovis en 496.
Saint Martin meurt d’épuisement en 397, après ses dernières nuits passées dans la prière et la pénitence, jusqu’à s’imposer encore des privations sur son lit de cendres.
Son hagiographe, Sulpice Sévère, rapporte cette dernière parole : « Le sein d’Abraham s’ouvre qui va me recevoir. »
Un rayonnement encore bien présent
Le rayonnement de saint Martin, hier comme aujourd’hui, en France et bien au-delà, demeure considérable.
Plus de cinq cents communes de France portent son nom, et encore davantage d’églises lui sont dédiées.
Martin est également le patronyme le plus répandu en France.
Guillaume de Prémare
Église Saint-Pierre
à Vaux-sur-Seine
Une église façonnée par les siècles
L’église Saint-Pierre-ès-Liens de Vaux-sur-Seine trouve son origine dans une paroisse fondée en 1154, dont subsiste notamment le portail occidental roman. L’édifice actuel est principalement issu d’une reconstruction gothique entreprise à partir de la fin du XIIe siècle et achevée au XIIIe siècle. Son architecture se distingue par un chevet en hémicycle, une nef autrefois flanquée de deux collatéraux et une remarquable homogénéité de style. L’église fut cependant fortement touchée pendant la guerre de Cent Ans : le collatéral sud disparut et le clocher dut être réparé. La nef et le bas-côté nord furent ensuite revoûtés au XVIe siècle, tandis que plusieurs transformations vinrent modifier l’équilibre de l’édifice. Restaurée en 1970, l’église conserve néanmoins de nombreux éléments anciens, notamment son élégant chevet et plusieurs œuvres remarquables. Inscrite au titre des monuments historiques, elle s’élève aujourd’hui à flanc de coteau, à proximité du château, dominant le village et la vallée de la Seine.
Commençons par un petit tour de l’église

Saint Roch
Cette statue en bois du XVIIIè siècle représente saint Roch accompagné de son fidèle chien, traditionnellement associé au saint pour avoir veillé sur lui pendant la maladie. Le saint devait tenir un bourdon, aujourd’hui disparu, tout comme ses mains. Curieusement, la plaie et l’ange qui accompagnent habituellement les représentations de saint Roch ne semblent pas avoir été figurés ici. Conservée dans l’église Saint-Pierre-ès-Liens, cette sculpture fait partie des rares statues anciennes ayant échappé aux transformations de l’édifice.

La Vierge aux raisins
Cette élégante Vierge à l’Enfant en bois polychrome date de la fin du XVIe siècle. Elle tient dans sa main une grappe de raisin, reprise également par l’Enfant Jésus, symbole à la fois de la vigne, autrefois très présente dans le paysage de Vaux, et de l’Eucharistie. Classée au titre des monuments historiques en 1977, elle constitue l’une des pièces remarquables du mobilier de l’église Saint-Pierre-aux-Liens. La tradition locale rappelle ainsi le lien ancien entre le patrimoine religieux et l’histoire viticole de Vaux-sur-Seine.

