Des vies qui nous élèvent

Riche mois d’octobre. Il s’est ouvert avec la fête de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, et se terminera avec la Toussaint. Chaque jour, un saint nous accompagne dans notre journée et notre prière. Ils sont des amis précieux qui élèvent notre âme et nous gardent dans l’espérance. Lire une vie de saint nous stimule énormément. Ils ont vécu l’amour de Dieu et la confiance en Dieu, au milieu de bien d’épreuves et d’oppositions, y compris dans l’Église.

De nouvelles figures de sainteté sont mises en lumière dans l’Église. Récemment le pape est allé en Sicile, un voyage éclairé par un prêtre assassiné il y a vingt-cinq ans par la mafia et déclaré martyr parce qu’il a été tué en haine de la foi. Bientôt, le 8 décembre, seront béatifiés les martyrs d’Algérie, et parmi eux les moines de Thibérine et Pierre Claverie évêque d’Oran assassiné avec son chauffeur Mohamed. Un point commun à ces milliards de figures connues ou inconnues depuis les débuts de l’humanité : « Ils ont aimé jusqu’au bout ». Comme notre maître, le Christ.

Il est bon d’avoir sur notre table de nuit une vie de saint dont on avance la lecture de temps en temps. Cela peut être une vie que l’on a déjà plusieurs fois lu, comme celle de la petite Thérèse, avec sa petite voie de la confiance. Au milieu de nos épreuves de vie personnelle, des souffrances et des évènements de nos sociétés et de notre monde, des scandales dans l’Église, nous avons besoin de nous nourrir de l’exemple des saints.

Une vie de saint est un beau cadeau, en particulier à quelqu’un qu’on accompagne. Une vie de saint est la meilleure des catéchèses pour les enfants. Parents, faites lire des vies de saints à vos enfants. Je me souviens encore des lectures de vie de saints que maman nous faisait. Je me souviens de ces livres en bandes dessinées, qui traînaient ici et là, comme autant d’invitations à nous en saisir pour les lire.

Père Baudoin