Tous concernés !

En ce début d’année, chacun reprend petit à petit ses activités habituelles. La période de confinement a suscité chez beaucoup d’entre nous un désir de se recentrer sur l’essentiel, et cela me semble particulièrement juste… à condition de bien définir ce qu’est véritablement « l’essentiel » ! Si nous sommes d’accord sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une somme de besoins plus ou moins égoïstes à satisfaire, il me semble que l’essentiel ne peut pas se définir sans d’abord placer au centre « l’autre ». Pour nous chrétiens, l’essentiel se vit précisément dans un décentrement, un don de soi, une ouverture aux autres et au Tout-Autre, qui est aussi un témoignage et une transmission. Pour nous chrétiens, l’essentiel est une personne, Jésus, le Christ, qui nous invite à nous rassembler pour marcher ensemble à sa suite, qui veut transformer nos coeurs à son image par la prière, la méditation de la Parole et les sacrements, et qui veut nous envoyer ensemble comme disciples-missionnaires au coeur de notre monde pour y exercer concrètement la charité auprès de ceux qu’il veut rencontrer à travers nous.

Ceux qu’il veut rencontrer à travers nous, ce sont les enfants du KT, les jeunes de l’aumônerie, les servants et les servantes, les guides et les scouts, les couples qui se préparent au mariage, ceux qui viennent présenter un enfant au baptême, les catéchumènes, les familles en deuil, les personnes malades ou isolées, ceux qui viennent chercher accueil écoute et réconfort, mais aussi chacun des membres de la communauté, dont il veut que nous fassions nos frères. Bref, les occasions qui nous sont offertes de nous recentrer sur l’essentiel sont multiples. A vrai dire, il n’y a qu’à choisir. Et à nous engager, car comme le dit le Pape François : « ceux qui jouissent plus et vivent mieux chaque moment, sont ceux qui cessent de picorer ici et là et qui font l’expérience de ce qu’est valoriser chaque personne et chaque chose ». Oui, pour nous chrétiens, l’essentiel c’est bien la Foi. Et la transmission de cette Foi devient donc pour nous une responsabilité collective qui appelle l’implication de chacun.

Je compte sur vous !

Père Eric Duverdier, curé